Mes parents sont montés sur la capitale pour profiter du week-end prolongé accordé par le 13 mai. Comme c'est un fait relativement rare, nous en avons plutôt profité. Je ne raconterai pas dans quel état sont mes mollets après trois jours de crapahutage sans -presque- discontinuer, mais toujours est-il que là... j'ai gros bobo. Nous avons pas mal arpenté la ville, sans pourtant trop en faire. Le simple fait de baguenauder pif en l'air en allant deci-delà au gré du vent et des envies fait que les pieds souffrent.
Plusieurs activités sur le week-end, dont un accès au troisième étage de la Tour Eiffel que je n'avais encore jamais fait, par grand froid. Limite de la tétanie sous le vent. Franchement... mi-mai !
Mais ce qui retient mon attention pour ce billet, c'est la pièce que nous sommes allés voir au théâtre La Pépinière, près d'Opéra.
Mais ce qui retient mon attention pour ce billet, c'est la pièce que nous sommes allés voir au théâtre La Pépinière, près d'Opéra.
Oxu.
Pour tout dire, au départ, je ne savais pas du tout à quoi m'attendre. On m'avait bien expliqué que c'est tiré d'une série de livre intitulé : "Le Baleinié, Dictionnaire des Tracas", seulement, c'est resté bien obscur jusqu'à ce que je lise les articles de presse affichés à l'entrée du théâtre. C'est effectivement une sorte d'accumulation de réflexions sur les petits tracas de la vie quotidienne, en cherchant à les nommer. C'est des plus distrayant. Parce que c'est véritablement une succession de pensées qui peuvent paraître sans queue ni tête. Trois compères qui s'activent autour dont ne sait trop quoi, sinon qu'on comprend au final qu'ils s'amusent/travaillent à formuler les petits tracas, à les cibler, les nommer, les circonstancier. Toujours avec le plus de précision visuelle ou contextuelle possible.
Et pour tout dire, c'est très drôle. Au départ, on est un peu dérouté, du moins, je l'étais. Parce qu'on entre dans un univers qui paraît plutôt farfelu avec un décor fait d'un peu n'importe quoi et qui pourtant à une signification simple. Les acteurs, surtout madame, étaient très agréables. Entre légèreté, sérieux affecté ou contemplation un peu décalée.
Amoureux des mots et des bons, ce spectacle est une vraie panacée. Le tout se conclut sur une vraie poésie d'éloge de la signification, de l'invention. "Qu'il est triste de toujours réciter la même messe". Ode aux néologismes envolés, le langage se vit. Et c'est vraiment l'impression qu'on en a. Il va me falloir lire ce livre, parce que vraiment, cela donne envie de s'intéresser toujours plus au détail. À la petite chose qui peut paraître insignifiante et qui pourtant parle à tout le monde.
«Souffrir avec précision, c'est mieux savoir vivre mal.»



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