Allez, je continue sur la lancée. Et je me fais une nouvelle catégorie pour le coup, parce que je me rends compte que mes sorties cinéma sont souvent l'occasion d'un petit blabla après. Comme j'y vais assez fréquemment et que j'ai souvent des choses à dire après une séance, autant en profiter pour donner un semblant de vie à ce blog (qui manque cruellement de figurines ou de dessins).
Je suis allée voir en début de semaine le film : "Up in the air", titre traduit en français par... "In the air"... il faudra m'expliquer pourquoi ils ont supprimé le "up", mais bon. Dernier film avec George Clooney. Et avec Vera Farmiga. J'insiste sur cette dernière parce que c'est une actrice qui a souvent eu des seconds rôles, mais qui est vraiment excellente. J'aime beaucoup. Je ne saurais trop conseiller un de ses films : "Down to the Bone" de 2004 où elle est absolument convaincante. Enfin ce film a été une grosse découverte.
Bref, elle n'est pas le sujet, mais le film. Pour tout dire, il était inscrit à l'UGC comme "comédie"... euh... et bien, à dire vrai, j'ai plus souvent eu le rire étranglé qu'à gorge déployée. C'est amusant, certes, il y avait de très bonnes réparties et de très bonnes situations (d'autant plus que George Clooney a un potentiel comique pince-sans-rire assez bien exploité), mais sincèrement... il faut ajouter le "dramatique" à comédie. Le sujet n'est pas drôle. Un mec, employé d'une société qui s'occupe de virer les gens, doit apprendre le métier à une jeune femme sortant d'école qui pense révolutionner le business en déshumanisant la chose par le biais d'un système de caméra : plus de coûts de déplacements pour l'entreprise, alors que le personnage de George Clooney ne vit que pour cette vie de mouvement permanent. Il ne s'attache à rien, n'a pas d'appartement, est très éloigné de sa famille, ne compte pas fonder de famille, fait du coaching sur le fait de se délester des poids du quotidien... Son but me direz-vous ? Cumuler 10 millions de points miles, et être le 7ème à atteindre ce club fermer. Il collectionne les abonnements de fidélité et s'en fait un mode de vie.
La confrontation avec la jeune femme, très -trop- idéaliste sur le plan sentimental comme sur le plan professionnel, ainsi que la rencontre d'une femme qui semble partager sa vision des choses et la bagatelle à saut d'avion, seront deux éléments de réflexions quant à la pertinence de cette vie.
Et c'est violent. Non seulement parce que ça navigue dans un univers de licenciement, mais aussi parce qu'il y a une remise en question d'un individualisme galopant dans nos sociétés. Tout en rendant son personnage compréhensible et bien établi dans sa définition de la vie sereine -on peut adhérer à son point de vue, parce qu'il reste aussi attaché au caractère humain et psychologue de son boulot, même si le pragmatisme demeure son arme première-, on est ébranlé par la vacuité de son existence, en même temps que lui commence à s'interroger sur où cela mène. Les miles... toute une métaphore sur le cumul. Parallèlement à ça, la jeune diplômée idéaliste se doit de revoir également sa vision du monde et du travail.
Très bon film. Aussi déprimant que positif. Aussi éducateur que destructeur. Une chose est sûre, ce film est loin de la légèreté qu'on pourrait lui prêter.
Je suis allée voir en début de semaine le film : "Up in the air", titre traduit en français par... "In the air"... il faudra m'expliquer pourquoi ils ont supprimé le "up", mais bon. Dernier film avec George Clooney. Et avec Vera Farmiga. J'insiste sur cette dernière parce que c'est une actrice qui a souvent eu des seconds rôles, mais qui est vraiment excellente. J'aime beaucoup. Je ne saurais trop conseiller un de ses films : "Down to the Bone" de 2004 où elle est absolument convaincante. Enfin ce film a été une grosse découverte.
Bref, elle n'est pas le sujet, mais le film. Pour tout dire, il était inscrit à l'UGC comme "comédie"... euh... et bien, à dire vrai, j'ai plus souvent eu le rire étranglé qu'à gorge déployée. C'est amusant, certes, il y avait de très bonnes réparties et de très bonnes situations (d'autant plus que George Clooney a un potentiel comique pince-sans-rire assez bien exploité), mais sincèrement... il faut ajouter le "dramatique" à comédie. Le sujet n'est pas drôle. Un mec, employé d'une société qui s'occupe de virer les gens, doit apprendre le métier à une jeune femme sortant d'école qui pense révolutionner le business en déshumanisant la chose par le biais d'un système de caméra : plus de coûts de déplacements pour l'entreprise, alors que le personnage de George Clooney ne vit que pour cette vie de mouvement permanent. Il ne s'attache à rien, n'a pas d'appartement, est très éloigné de sa famille, ne compte pas fonder de famille, fait du coaching sur le fait de se délester des poids du quotidien... Son but me direz-vous ? Cumuler 10 millions de points miles, et être le 7ème à atteindre ce club fermer. Il collectionne les abonnements de fidélité et s'en fait un mode de vie.
La confrontation avec la jeune femme, très -trop- idéaliste sur le plan sentimental comme sur le plan professionnel, ainsi que la rencontre d'une femme qui semble partager sa vision des choses et la bagatelle à saut d'avion, seront deux éléments de réflexions quant à la pertinence de cette vie.
Et c'est violent. Non seulement parce que ça navigue dans un univers de licenciement, mais aussi parce qu'il y a une remise en question d'un individualisme galopant dans nos sociétés. Tout en rendant son personnage compréhensible et bien établi dans sa définition de la vie sereine -on peut adhérer à son point de vue, parce qu'il reste aussi attaché au caractère humain et psychologue de son boulot, même si le pragmatisme demeure son arme première-, on est ébranlé par la vacuité de son existence, en même temps que lui commence à s'interroger sur où cela mène. Les miles... toute une métaphore sur le cumul. Parallèlement à ça, la jeune diplômée idéaliste se doit de revoir également sa vision du monde et du travail.
Très bon film. Aussi déprimant que positif. Aussi éducateur que destructeur. Une chose est sûre, ce film est loin de la légèreté qu'on pourrait lui prêter.


1 aveux:
ça y est, je l'ai vu .... dans l'avion :)
Et je confirme ce que tu as dit dans ton billet. Un très bon film, un très bon Georges Clooney :)
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