
Quand j'étais une p'tiote gamine avide de fantaisie et d'imaginaire, j'avais une idole très particulière entre toutes les autres. Et aujourd'hui encore, je crois qu'elle reste une référence assez singulière de mon univers. Lady Oscar, la Rose de Versailles, a fasciné une génération de jeunes filles rêvant de romantisme et d'héroïsme. Enfin un personnage auquel on pouvait s'identifier et qui n'était pas la pauvre Cosette ou la mignonne Candy.
J'avoue aujourd'hui une aussi grande émotion quand je lis la bande-dessinée de Lady Oscar ou que je regarde à nouveau ses épisodes, voire lorsque j'écoute la bande-originale. Quand le dessin-animé est sorti en dvd, j'avais déjà passé les 25 ans, et il est difficile de décrire la joie indicible qui m'a étreint. J'allais pouvoir voir et conserver cette série fétiche. Et j'ai toujours autant de plaisir à le faire. C'est du shôjo et tellement plus. Oui, c'est une histoire de filles. Et tellement plus. En tout cas, pour moi, ça a toujours été plus loin que l'histoire des amours contrariés d'Oscar.
Si j'en parle dans un petit billet ici, c'est parce que je suis tombée mercredi sur le volume de la BD qui a suivi la Rose de Versailles par Riyoko Ikeda : "Très cher frère..." (Oniisama hee...), et que je n'ai pas pu résister à son achat. Pour au moins une raison : le dessin très similaire à la Rose de Versailles. Ensuite, à la lecture, je me rends compte que la narration est la même, aussi coulée, aussi léchée. C'est une histoire de filles, pour les filles, avec de l'amour dedans, beaucoup, mais je me rends compte que j'aime cette façon de le présenter. Tout autre auteur m'aurait fait vomir par la mièvrerie assumée de l'ouvrage. Mais pas ici. Non seulement c'est extrêmement bien mis en dessin, mais en plus le découpage de l'histoire en cases est propre à l'auteur. J'y suis attachée par un lien qui dépasse la simple appréciation graphique.
Je souris souvent de la simplicité naïve de certaines phrases, mais je m'émeus aussi assez facilement d'une déclaration sincère, parce que la mise en image me plaît.
Donc oui, je le déclare, Riyoko Ikeda, un auteur shôjo qui me fait rêver (et penser que je suis une effroyable romantique T_T).


0 aveux:
Enregistrer un commentaire