vendredi 21 mai 2010

Stacey Kent en concert... jazzy


On vient de me rappeler à l'ordre en m'expliquant sans le dire à quoi sert un blog. Il est vrai que lorsqu'il y a des choses intéressantes à dire, ce serait bien d'utiliser le support plutôt que de l'utiliser pour raconter n'importe quoi de vaguement intéressant. Ainsi soit-il ! 

Mardi, j'étais au concert de Stacey Kent pour son nouvel album, composé de chansons françaises, "Raconte moi", au Grand Rex. Pour les deux autres concerts d'elle que j'avais fait, il n'y avait pas eu de première partie. Cette fois, ce fut le cas, et un bon cas. D'ailleurs, en regardant la page MySpace de la personne, je me rends compte qu'elle va aussi faire la première partie de Jamie Cullum... ce qui, en plus de faire la première partie de Stacey Kent, me donne le niveau.

Une petite française, niçoise, qui chante en anglais, du jazz. Emilie Satt a une voix approchante de celle de Katie Melua, la même douceur. J'ai commencé par apprécier son timbre, et son style vraiment jazzy, jouant très bien des rythmes. Je ne sais pas si Stacey Kent est une de ses références musicales (quoique) mais toujours est-il qu'elle partage avec elle le sens de la bonne intonation. Point trop n'en faut  ! Tout sur le bon timing. 

Après deux chansons que j'ai trouvé un peu trop répétitives, elle en a chanté une pour les mamans : "Blue Eyes"... et là, elle a failli me tirer la larme. Je deviens émotionnelle, mais quand elle chante "je croyais savoir ce qu'était l'amour, jusqu'à ce que je croise tes yeux bleus"... paf, prends ça dans le pif fleur bleue ! Ensuite, une interprétation très agréable de "Highway to hell",  un peu dans le style d'un "On the road again" de Katie Melua, et d'autres chansons qui semblent avoir bien accroché la salle. Parce qu'après la troisième chanson, les applaudissements étaient très chaleureux. Ce qui n'est pas évident quand on fait la première partie d'une dame aussi appréciée de son public que Stacey Kent.

Suite à la première partie, nous avons un peu attendu. Personne n'a réagi quand Jim Tomlinson est venu sur scène s'occuper de quelques... quand même... le compagnon de Stacey Kent qui a fait un excellent album pour sa femme. Toujours effacé, toujours présent. Et qui pour ne rien gâché a un petit air de Clint Eastwood =^__^=.

Quand les applaudissements ont commencé à montrer l'impatience du public... tadaaaaaa ! Ils sont arrivés. Les musiciens d'abord. Lancement de la musique... Et paf ! Stacey Kent est arrivée. Explosion de joie dans la salle. Première chanson. 

Là, je coince... elle ne porte pas ses notes, et son rythme en souffre parce qu'elle doit l'adapter pour compenser. Visiblement, elle est enrhumée, et sa voix peine à trouver sa position. Au moins le concert n'est pas annulé ! Et puis la qualité des musiciens me font dire que... bon... ok... ça va aller. En plus, elle est toujours aussi charmante, toujours aussi enjouée.

Le deuxième morceau "Ces petits riens", que j'affectionne beaucoup, me fait très peur. J'ai vraiment l'impression qu'elle ne pourra pas aller au bout du concert. Mais finalement, à la fin de la chanson, les notes sortent un peu mieux, tiennent un peu mieux, la voix semble se poser.

La suite du concert est divin. Mais ce n'est pas la peine d'en ajouter plus, je ne tarirai pas d'éloges, et cela pourrait être vite pénible. Juste que... c'est vraiment une artiste à voir s'amuser avec ses musiciens sur scène, se faire plaisir, partager.

dimanche 16 mai 2010

Oxu



Mes parents sont montés sur la capitale pour profiter du week-end prolongé accordé par le 13 mai. Comme c'est un fait relativement rare, nous en avons plutôt profité. Je ne raconterai pas dans quel état sont mes mollets après trois jours de crapahutage sans -presque- discontinuer, mais toujours est-il que là... j'ai gros bobo. Nous avons pas mal arpenté la ville, sans pourtant trop en faire. Le simple fait de baguenauder pif en l'air en allant deci-delà au gré du vent et des envies fait que les pieds souffrent.

Plusieurs activités sur le week-end, dont un accès au troisième étage de la Tour Eiffel que je n'avais encore jamais fait, par grand froid. Limite de la tétanie sous le vent. Franchement... mi-mai !

Mais ce qui retient mon attention pour ce billet, c'est la pièce que nous sommes allés voir au théâtre La Pépinière, près d'Opéra. 

Oxu.

Pour tout dire, au départ, je ne savais pas du tout à quoi m'attendre. On m'avait bien expliqué que c'est tiré d'une série de livre intitulé : "Le Baleinié, Dictionnaire des Tracas", seulement, c'est resté bien obscur jusqu'à ce que je lise les articles de presse affichés à l'entrée du théâtre. C'est effectivement une sorte d'accumulation de réflexions sur les petits tracas de la vie quotidienne, en cherchant à les nommer. C'est des plus distrayant. Parce que c'est véritablement une succession de pensées qui peuvent paraître sans queue ni tête. Trois compères qui s'activent autour dont ne sait trop quoi, sinon qu'on comprend au final qu'ils s'amusent/travaillent à formuler les petits tracas, à les cibler, les nommer, les circonstancier. Toujours avec le plus de précision visuelle ou contextuelle possible.

Et pour tout dire, c'est très drôle. Au départ, on est un peu dérouté, du moins, je l'étais. Parce qu'on entre dans un univers qui paraît plutôt farfelu avec un décor fait d'un peu n'importe quoi et qui pourtant à une signification simple. Les acteurs, surtout madame, étaient très agréables. Entre légèreté, sérieux affecté ou contemplation un peu décalée.

Amoureux des mots et des bons, ce spectacle est une vraie panacée. Le tout se conclut sur une vraie poésie d'éloge de la signification, de l'invention. "Qu'il est triste de toujours réciter la même messe". Ode aux néologismes envolés, le langage se vit. Et c'est vraiment l'impression qu'on en a. Il va me falloir lire ce livre, parce que vraiment, cela donne envie de s'intéresser toujours plus au détail. À la petite chose qui peut paraître insignifiante et qui pourtant parle à tout le monde.

«Souffrir avec précision, c'est mieux savoir vivre mal.»

lundi 10 mai 2010

L'art du Panorama


Le dernier jour de notre séjour en Hollande... c'est le déluge. Nous qui comptions louer des vélos pour aller jusqu'aux dunes de la côte, en passant par le parc qui jouxte l'immeuble du cousin de mon cher et tendre, nous étions bien marri.  Du coup, on opte pour la voiture et quelques visites. Déception, parce qu'à marcher brièvement dans les rues de La Haye pour se rendre compte de ce qu'est la ville, je me suis dit que j'aurais vraiment bien pris mon temps. Ce sera pour une prochaine fois. D'autant plus qu'il y a pas mal de devantures Art Déco... et moi et l'Art Déco, c'est comme moi et l'Art Nouveau.

Anyway, nous sommes allés visiter le musée Mesdag, du nom du peintre hollandais qui est mis à l'honneur. Non seulement sa peinture, très romantique, est vraiment dans le style que j'apprécie, mais en plus, il y a une attraction singulière à ce petit musée : un panorama. La photo donne une idée de ce que c'est. Mais il faut bien avouer que ça ne traduit pas aussi bien l'impression qu'on peut avoir quand on se trouve au centre de ce panorama. C'est un travail impressionnant qui, avec le jeu de lumière, et l'installation d'un décor de sable, donne vraiment le sentiment d'une immersion dans une autre époque. C'est absolument fascinant. Plus on reste longtemps, plus on a cette impression. Parce que nos yeux s'habituent à la distorsion que le déplacement provoque. Il ne manquerait plus que l'air marin pour avoir une immersion parfaite.

Après cela, nous sommes allés en quête de l'aquarium SeaLife, qui se trouvait être sur le bord de mer, à côté du restaurant japonais où on était allé mangé la veille. Je précise, parce que nous avons un peu tourné... les deux hommes redoublant d'arguments pour vanter leurs téléphones-faisant-gps respectifs. Ce qui fut assez amusant, soit dit en passant ! :D

Bref, aquarium sympa. Pas révolutionnaire, mais assez bien entretenu, avec de jolies ambiances et... des requins dans un grand bassin où on circule dans un tunnel de plexi. J'ose à peine murmurer que je n'ai pas vraiment apprécié. Sauf peut-être les tortues de mer qui sont vraiment majestueuses (je peux dire trop kawai ? :x).

Le soir, avant le départ, petit resto italien surbondé à 18h (heure à laquelle ils mangent en Hollande en général) et avec beaucoup moins de monde à 20h (heure à laquelle on a le premier service en France, environ, amusant). Excellente pizza et très bon tiramisu. Oui, je mange du tiramisu, moi qui n'aime à 90% pas les desserts.

Bref... ce fut une journée sympa malgré le temps pour conclure le séjour en Hollande. On y goûtera à nouveau !